radical chic

Sous le kilt de Sarkozy 1

Pendant que la caravane des médias français se mettait à la remorque de son ex nouveau champion, gobant, disséquant, remâchant sa déclaration creuse jetée sur Facebook - et tout à sa place, entre photos de chat et nouvelles de la belle mère en week-end thalasso - il se passait autre chose en Ecosse. Hasard ou pas, ces deux "nouvelles" se complètent bien, elles couvrent à elles deux presque tout le champ de ce qu'on peut attendre aujourd'hui de la politique (je laisse à part la question de la révolution, amis gauchistes pardonnez-moi).

D'un côté il y a ce référendum sur l'indépendance écossaise qui évoque immédiatement le souvenir du scrutin bafoué de 2005. Un sujet essentiel, la définition de la communauté nationale, du vivre-ensemble, du juste niveau de solidarité. Faut-il se libérer d'une élite distante et vaguement étrangère pour se sentir unis ? Faut-il ne compter que sur ses ressources pétrolières pour financer la solidarité, ou vaut il mieux rester dans les "'UK pensions, UK passport, UK pound, the UK welfare state" comme l'a dit fameusement Brown ? Bref, qui sommes nous et que voulons nous faire ensemble - voila l'essentiel.

Que la réponse soit finalement le choix de l'union plutôt que de la séparation ne devrait pas inquiéter les partisans du Royaume-Uni, car après le vaste débat - souvent sérieux et profond, parfois démagogue, comme toujours - ce consentement net à l'union donne une force assez prodigieuse à l'idée britannique. Pareillement le "non" clair et net de 2005 disait que la majorité ne voulait plus de cette Europe libérale et distante, construite par dessus les peuples ; qu'on n'ait pas encore entendu ce message pourtant clair ruine à peu près tout projet politique en France, surtout quand il s'agit de bouffer la pilule amère de la Bundesbank/BCE.

Et donc de l'autre côté, voici la pantalonnade du retour de Sarkozy, 346ème candidat à l'homme providentiel, réchauffée comme un film avec Bourvil un dimanche soir d'automne sur TF1. Tout est connu, rien n'a de sens, ni la promesse du changement, ni l'appel à l'union. Tout ce que ce type a fait s'inscrit dans la désunion, la défaite de la solidarité, telle qu'on la mesure très bien dans cet article glaçant du Monde ou par le témoignage de ces électeurs FN qui "ne veulent pas payer pour d'autres". Après les errements de la politique économique, voila le seul bilan de Sarkozy, la méfiance, la zizanie et le repli sur soi.

On peut toujours perdre son temps, comme nos éditorialistes fortunés, à comprendre quel projet politique se dessine, quel différence millimétrique existe avec ses copains de droite ou même au sein de la gauche BCE, bref à scruter l’abîme, a tendre l'oreille pour entendre l'écho. Il n'y a rien que cette démocratie où les questions véritablement politiques ne sont pas abordées, planquées sous le tapis, recouverte par du baratin sur Facebook.

Continuons à ne pas demander aux citoyens ce qu'ils veulent vraiment, continuons à entretenir cette scène de boulevard ou des vieux comédiens hâbleurs débitent la même pièce recuite. Tant qu'on en sera là, on fera l'affaire du FN, qui propose à la fois une certaine rupture - faite de rancœur et de peur, dangereuse et méprisable - et la continuation du projet sarkozyste de la haine des plus faibles que soi.

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Dernière MAJ: 22 septembre 2014

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