Presque en vacances
Par Guillermo, le mercredi 27 juillet 2005 :: Grouik :: #183 :: rss
Ca y est, plus rien à dire, sauf de répéter la mantra à la con : vacances, vacances, vacances. Areuh. Impossible de travailler sur quoi que ce soit, impossible de penser à autre chose qu’aux dernières merdes à acheter, pellicules (tant qu’on en trouve), médicaments exotiques, et aux trucs à mettre dans son sac, et de façon très accessoire, aux livres à lire.
En fait j’aime bien ces moments où l’on quitte les gens comme si on n’allait plus les revoir, comme si on voyageait encore au siècle passé, et qu’un départ signifiait un périple de plusieurs mois ; tout le monde continue à faire comme si les vacances constituaient une grande rupture, et je cède souvent moi-même à ce sentiment – alors qu’aujourd’hui, avec l’avion, on est à peine parti et déjà revenu, quelques semaines d’été, un voyage pour le principe, agréable, vaguement dépaysant, mais totalement superficiel. Peut-être que traiter nos vacances comme de grands départs leur donne plus de valeur qu’elle n’en ont en réalité, une petite coupure dans la routine du quotidien.
Les vacances valent aussi pour les moments de transition, elles-mêmes et ceux qu’elles induisent, comme les derniers jours de travail en juillet ou en août, où on arrive au boulot à n’importe quelle heure, on parcours les bureaux vides histoire de trouver quelqu’un à qui parler (tu pars où ?), et on déserte en milieu d’après-midi pour aller voir un film . Les loisirs ne prennent tout leur sens que volés à l’ordinaire du bureau, comme ces déplacements professionnels que l’on prolonge volontiers ou ces réunions que l’on quitte le plus tôt possible pour pouvoir traîner l’après-midi en ville.
Commentaires
1. Le jeudi 28 juillet 2005, par Breizhad
2. Le jeudi 28 juillet 2005, par Jid
3. Le jeudi 28 juillet 2005, par Bix
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