Spécial pauvres
Par Guillermo, le jeudi 29 juillet 2010 :: Media

Ahh, quel soulagement. Sur le fond, je ne change rien à ce vieux billet de 2007. Pour retrouver les quatre exemplaires originaux de cette saga pathétique, allez voir chez Marianne.
Par Guillermo, le jeudi 29 juillet 2010 :: Media

Ahh, quel soulagement. Sur le fond, je ne change rien à ce vieux billet de 2007. Pour retrouver les quatre exemplaires originaux de cette saga pathétique, allez voir chez Marianne.
Par Guillermo, le mercredi 7 juillet 2010 :: Politique
Premier constat : en pleine rigueur, Baroin rogne sur les aides au logement étudiant, les emplois à domicile (y compris pour aider les handicapés), se dit prêt à remonter la TVA des restaurateurs à 10% (même si c'est pour après 2012), évoque les crédits d'impôts concernant les intérêts d'emprunts immobiliers... mais pas un mot sur le bouclier fiscal à 50%, ni sur d'autres niches moins connues comme la déduction de 75% de l'ISF à condition d'investir dans une PME. Quel que soit l'état des finances publiques, s'il y en a qui doivent payer, ce seront les classes moyennes. Sans même parler des retraites...
Deuxième constat : aujourd'hui la justice dispose d'une série d'enregistrement du gestionnaire de fortune de l'Oréal déclarant avoir embauché la femme de Woerth à sa demande, et d'un témoignage à charge, déposé sous serment, disant que Maistre a remis 150 000 euros en liquide à Woerth pour financer la campagne de 2007. Nous savons également que l'héritière de l'Oréal n'a jamais eu à subir un contrôle fiscal depuis 15 ans.
Troisième constat : s'il n'y a pas de preuve tangible, si la droite crie au loup, si l'on dément catégoriquement, si des personnalités autrefois respectables comme Rocard sont embauchées à la cause du pouvoir, au nom de je ne sais quel refus de "procédés indigne de notre démocratie", et si toute la droite parle des années 30, Woerth n'est pas allé jusqu'à porter plainte (comme le rappelle Schneidermann) et l'enquête est toujours menée par un proc copain de Sarkozy. D'ailleurs Sarkozy a toujours refusé de couper le cordon entre le parquet et le garde de sceaux, et souhaite supprimer le juge d'instruction.
Conclusion : ce pouvoir semble entièrement corrompu ; en pratique, puisqu'il a été financé par des milliardaires qui en retour bénéficient d'un crédit d'impôt record, et sont les derniers à échapper au tournant de la rigueur ; en esprit, puisqu'il fraye tant avec la classe des banquiers et des industriels qu'il en a perdu la notion même de conflit d'intérêt. Alors quand on entend Sarkozy se lamenter que cette affaire détourne l'attention des vrais problèmes des petites gens, j'ai envie de rigoler, car le premier problème des petites gens, c'est lui et sa caste de profiteurs qu'il défendra jusqu'à la mort.