L'Amérique que j'aime
Par Guillermo, le vendredi 27 novembre 2009 :: La vie moderne

No comment. Marrant comme on n'arrive pas à s'habituer à certains clichés.
Par Guillermo, le vendredi 27 novembre 2009 :: La vie moderne

No comment. Marrant comme on n'arrive pas à s'habituer à certains clichés.
Par Guillermo, le mercredi 18 novembre 2009 :: Politique
1/ Appeler à l'unité
2/ Pendant qu'on lance cet appel à l'unité, prendre une initiative surprise et complètement perso
3/ Expliquer que cela ne remet pas en cause l'importance de l'unité
4/ Cogner sur les collègues qui torpillent l'initiative perso, en expliquant que ce n'est pas par l'immobilisme qu'on sauvera la gauche / qu'on se rapprochera des classes populaires qu'on a perdues / qu'on mettra fin au sarkozysme
5/ Tout en s'expliquant à coup de petites phrases dans les médias, déplorer le "spectacle délétère" qu'on est contraint de donner et qui est "destructeur" pour l'image du PS
6/ Dès que ça se tasse, appeler à l'unité
7/ Recommencer
Par Guillermo, le lundi 16 novembre 2009 :: La vie moderne
Est ce qu'une "distribution d'argent" pouvait bien tourner ? Est ce que dans l'obscenité de ce moyen publicitaire et dans l'avidité du public rassemblé, notamment sa composante voyou, il y avait une chance que les choses se passent bien ?
Le porc qui a eu cette bonne idée, tout fiérot de sa logique tordue (quitte à dépenser de l'argent en pub, autant filer le blé aux gens, hein kesten pense coco ?), tente maintenant de mettre son échec sur le dos de la préfecture qui doit, parait-il, assurer la sécurité des rassemblements qu'elle n'interdit pas. Mieux, il pond le couplet du risque inhérent aux entreprises nouvelles : "On essaie d'aller plus loin, de faire de grandes choses, ça implique des responsabilités, ça implique des risques". Qui n'épouve pas d'envie de meurtre en lisant cela ?
Grande chose, en effet, que ce mouvement circulaire dans lequel la pornographie des francs-tireurs du marketing induit et réveille dans tout un peuple de consommateurs obsédés par la bonne affaire la promesse du coup "malin", pour peu qu'on offre son temps et qu'on fasse masse pour servir les intérêts de la pub, le tout encouragé par une presse tellement pauvre qu'elle ne saurait vivre sans faire la promo de ce genre de bouffonneries. A la crasse d'une certaine élite et de son rapport décomplexé à l'argent répond la crasse de crevards partagés entre l'ennui et l'avidité.
Heureusement, il n'y avait pas de précédent, et il n'y aura pas de suite : voila au moins une consolation.
Par Guillermo, le mercredi 11 novembre 2009 :: La vie moderne
Raoult dit n'importe quoi et le fait délibérément. Il déterre des propos tenus en aout, passés inaperçus dans le flot de la rentrée littéraire et rapportés dans un journal qui écrit la même chose dix fois par semaine. Il évite bien sûr de préciser qu'ils venaient d'un écrivain non encore primée, afin de donner plus de poids à la charge. Il invente un "devoir de réserve" qui "n'existe pas et n'existera jamais" comme le dit bien Pivot. Bref, il fabrique une polémique ; sans son intervention, personne n'aurait prêté attention à cette interview.
Peu m'importe ce que dit Marie NDiaye : c'est son opinion, proche de la mienne certes, et elle peut s'argumenter. Peu importe également que le ministre de la culture réponde à cette interpellation bouffonne - ce qu'il se garde d'ailleurs de faire. Enfin, que l'écrivain réponde, tout le monde s'en fout, sauf la frange minoritaire qui lit la presse sérieuse et jauge bien de la grossièreté de l'accusation. Seule demeure cette polémique imbécile et démago.
Que se passe-t-il dans la vraie vie ? Les médias généralistes présentent l'affaire, comme le dirait Godart, avec "dix minutes pour les nazis, dix minutes pour les juifs", refusant d'arbitrer alors que la provocation est patente. Ceux qui se méfient des intellectuels et des écrivains, noirs qui plus est, trouvent que quand même, la France tu l'aimes ou bien (et elle l'a quittée !), et faut pas exagérer, surtout "après" un prix équivalent à une AOC pour les livres. Faut pas cracher dans la soupe - ils n'entendront rien d'autre.
A qui profite le crime ? A Raoult, qui sort de l'oubli justifié dans lequel il était tombé. Et à la démagogie, qui permet à un gros @*$* de se refaire sur le dos d'un écrivain, en d'en tirer parti encore. C'est répugnant, et tellement prévisible.