Il faudrait quand même se demander au nom de quel droit un drame peut être transformé en feuilleton à succès par les médias. Entre "l'avion ne répond plus", les "flammes" ou autres "tâches oranges" pour finir par les "débris d'avions repêchés", le tout pimenté d'une bonne dose de voyeurisme autour des "proches des victimes" puis nappé des commentaires de milliers de professeurs Tournesol qui spéculent sur la résistance d'un avion à la foudre, la coupe est franchement pleine.

Bien sûr, tout cela au nom de "l'information". Or d'information, il n'y en a pas, ou si peu : un avion est tombé, on ne sait pas pourquoi. Point. C'est un drame, c'est - forcément et affreusement - spectaculaire, mais comme on ne sait rien, ce n'est plus qu'un ignoble feuilleton complaisamment exploité en "heure par heure" par des médias maquereaux qui haranguent un peuple de voyeurs pervers.

Sans parler du pouvoir toujours prompt à ramener sa fraise devant les caméras, au nom d'une "compassion" bien putassière ; il serait même capable de pondre un projet de loi comme après chaque fait divers.