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radical chic

Contre l'ouverture des magasins le dimanche

Ca fait bizarre de se retrouver d'accord avec 60 députés de la majorité, tendance catho en plus, mais ce sont les étranges détours de la vie politique en cette période d'effondrement des repères post-congrès. Ainsi, je crois que je pourrais signer intégralement ce texte-là, à commencer par son introduction :

"La liberté d'entreprendre et l'économie de marché triomphent partout et dans le même temps le profit voulu pour lui-même, recherché par tous les moyens et déconnecté de l'économie réelle, montre toute la puissance de sa nocivité."

Cela étant, ce texte demeure assez mollasson, se contentant de réfuter les arguments techniques avancés par le gouvernement pour justifier une extension "raisonnée" du travail du dimanche. Car c'est l'une des caractéristiques frappante de ce débat que d'être réduit à des arguments par analogie : "pourquoi dans certaines zones et pas ailleurs ? pourquoi le samedi et pas le dimanche ? pourquoi sur internet et pas en vrai ? pourquoi le cinéma et pas les magasins, etc." Ce sont les mêmes casuistes qui s'étonnent, horrifiés, qu'en Allemagne les magasins puissent fermer à 16h le samedi (enfin, pouvaient fermer), comme s'ils ne pouvaient pas imaginer pire atteinte à leur "liberté" d'acheter des fringues.

Bref, tout cela ne suffira pas à calmer les emmerdeurs qui rêvent de shopping 24 heures sur 24 - c'est "tellement plus pratique", qui craignent de s'ennuyer le dimanche si on venait à les priver de leur promenade chez Ikea et qui se plaisent à peindre leurs contradicteurs en rétrogrades passéistes. Ce qui manque, c'est une condamnation plus solide de la consommation - et non pas seulement du profit - comme dernière forme de distraction. Cette histoire de dimanche n'est pas que la défense de l'église le matin, mais le choix d'un mode de vie où la consommation, pour ceux qui peuvent encore se la permettre, ne vienne pas combler le vide.

Ainsi l'argument selon lequel les cinémas et les restaurants sont ouverts, et donc font travailler des gens le dimanche, ne tient pas, car la finalité de ce travail n'est pas le même. Et si les ordinateurs seront toujours accessibles pour satisfaire les fringales de gadgets, les livreurs ne travailleront pas le jour même, et l'expérience rapide et sèche du shopping en ligne ne remplacera jamais un long oubli de soi dans les magasins. Il y a le samedi pour ça, et c'est déjà beaucoup.

Post-congrès, post-vote

C'est assez facile d'être éditorialiste en ce moment, il suffit de déplorer la "catastrophe" et le "spectacle édifiant" du vote de vendredi au PS. Quand même Michèle Alliot Marie, entre deux conférences dédiées à la promotion de la mouvance "anarcho autonome" qu'elle a créé d'elle-même, se permet de donner des leçons d'organisation et de démocratie en prenant l'UMP comme exemple sans que personne ne lui rappelle comment elle s'est fait "démocratiquement" purger, on peut se consoler en disant que ça ne pourra pas s'aggraver.

Hélas, le bourrage des urnes est consubstantiel à toute opération électorale, n'est-ce-pas Jean Tibéri, mais cela ne se voit que quand les chiffres sont serrés. Ce qui énerve le clan Royal et toute la mafia socialiste du Sud aux ordres de Guerini et de Frèche, c'est d'avoir perdu à ce petit jeu qu'ils maîtrisent habituellement, et d'en être responsables puisqu'ils ont annoncé leur victoire trop tôt, déclenchant les opérations de dernière minute des baronnies fabiuso-aubristes.

Demander un nouveau vote sans avoir le commencement des moyens d'assurer la transparence, cela revient à espérer que la triche, forcément plus discrète, sera cette fois-ci favorable à Royal. Et imputer ce statu-quo floridien au "tout sauf Ségolène", c'est vraiment faire étalage de la pire mauvaise foi.

Le vrai problème n'est pas d'avoir quelques centaines de bulletins foireux, c'est de laisser les militants choisir entre la peste et le choléra, entre le reniement d'eux-mêmes au profit d'une "modernité" fantasque et floue, fonction des intuitions risquées de Royal, et la poursuite du même sous forme d'une nouvelle synthèse de la carpe et du lapin. Personne ne pouvait gagner, alors peu importe le résultat de ces élections-là.

Mieux vaut être un psychopathe député qu'un psychopathe ordinaire

Est-ce la complaisance française pour les crimes passionnels, ou est-ce impossible de faire réagir le pouvoir tant que les criminels n'appartiennent pas aux "classes dangereuses" fabriquées par les médias ? Un fou qui n'aurait pas dû être libre - le genre de chose dont on s'aperçoit toujours trop tard - sort et tue un passant. Drame atroce, évidemment, mais surtout prompt à enflammer l'imaginaire des médias et du pouvoir, jusqu'au président qui va sans doute nous pondre une loi spéciale, comme à chaque fait divers.

Mais tandis que tout le monde semble se réjouir qu'on puisse finalement juger un malade mental avéré, on ne peut qu'être surpris de la délicatesse qui entoure l'affaire Jean-Marie Demange. Où sont passés les tombereaux d'opprobre, les appels à une loi immédiate ("Faut-il laisser en liberté les députés UMP?" se demande justement un confrère), les lamento pour les victimes ? Dans ce cas, la victime est niée - amie, maîtresse ? et ne sont mentionnés qu'en passant ses deux enfants ; elle n'a même pas la compassion minimale réservée aux familles fauchées par les conducteurs alcoolos, qui au moins ne font pas exprès de tuer.

Au contraire, toutes les "excuses" que la droite est prompte à dénoncer à chaque fois qu'un pauvre, qu'un étranger, qu'un marginal ou surtout qu'un fou commet l'irréparable sont valables pour le bon député Demange, "déprimé", le pauvre, depuis qu'il avait perdu les élections municipales. Qu'il se balade avec un flingue ne dérange personne, et qu'il bute une mère de famille à laquelle il est plus ou moins lié (elle a dû le larguer, ça lui apprendra ?) ne l'empêche pas de bénéficier d'une minute de silence à l'Assemblée. Dans mes souvenirs, un autre assassin de sang froid avait bénéficié de la même "compréhension" et des mêmes "excuses" que notre bon député UMP, c'était l'agriculteur qui s'était débarrassé à coups de fusil dans le dos des inspecteurs du travail qui le "harcelaient".

Bon sang ne saurait mentir, et le pouvoir et les médias savent compatir et faire montre d'une décence surprenante lors des "drames bourgeois", qui par définition ne sont que des exceptions regrettables et jamais le reflet d'une dérive appelant une réponse vigoureuse, comme pour la criminalité habituelle. Cela va jusqu'à oublier les coups dont la victime a été rouée, ce genre de détails sordides qui ressortent toujours en premier quand les criminels sont plus ordinaires, et donc plus odieux.

A tous les coups on perd

Comme de bien entendu, le PS est la risée de la presse. La farce du congrès de Reims s'est déroulée comme prévu, avec la guéguerre des chefs sous pretextes de dissensions idéologiques. Puisqu'il n'y a pas de gagnant, la presse en conclut tranquillement que c'est un congrès pour rien, l'exemple des déchirures internes habituelles, etc.

Que le spectacle ne soit pas reluisant, c'est un fait. Mais que pouvait-il se passer, de toute façon ? S'il y avait eu un accord, on aurait entendu des rigolades sur la "synthèse". En cas de synthèse entre la gauche du parti et le duopole Aubry-Delanoë, on se serait pris les sermons sur le "tout sauf Ségolène" et quelques piques sur le parti qui n'arrive pas à choisir entre les orientations "modernes" et les "vieilles lunes". Et en cas de synthèse "réformiste" des 3 motions majoritaires, autour d'Aubry par exemple, les fins commentateurs nous auraient joué l'air du "refus de choisir" et de "la guerre des ego reportée".

Bref, à tous les coups on perd. Au fond, pour plaire aux médias, il ne faudrait pas un parti traversé de factions et dans lequel ont quand même lieu quelques débats politiques (les alliances, le rôle du capitalisme...), mais plutôt une sorte de machine plébiscitaire à la gloire d'un seul homme ; le PS de Mitterrand, ou l'UMP de Sarkozy, avec des militants aux ordres. Quel beau spectacle ce serait !

Le péril "ultra-gauche anarcho-autonome" enrayé

Respirez, bonnes gens, les dangereux "terroristes" qui cassaient les caténaires et qui illustraient la résurgence d'un terrorisme d'ultra gauche ("ultra", sans doute pour ne pas vexer Besancenot ?) ont été prestement arrêtés. C'est fort rapide, et même un peu flottant puisqu'à lire la presse on ne sait pas s'il y a de l'indice matériel ou pas (c'est quoi, une "trace d'adn" sinon un indice ?), mais il faut se réjouir que des mickeys voulant porter atteinte à la dernière fierté française, le TGV, soient hors d'état de nuire.

Heureusement qu'ils ont été arrêtés, d'ailleurs, car à lire les inévitables commentaires sur la presse en ligne ces derniers jours, on allait bientôt les envoyer à Guantanamo. Je n'avais encore jamais vu une telle excitation répressive pour des actes certes inutiles et couteux, mais sans violence directe. Et ça parlait de foutre des caméras partout, des flics à chaque passage à niveau, de voter des lois spéciales, et l'inconscient qui voulait calmer cette ardeur punitive se faisait traiter de laxiste de gauche.

Enfin, j'ai particulièrement apprécié la réaction de la SNCF, qui craignait que des cheminots excités puissent saboter leur outil de travail. Et s'ils en avaient trouvé, ou si l'on en trouve demain, qu'est ce que ça change ? Comme si une bande d'excités en rupture de ban (mais "intégrés à la vie du village"... diantre, à quand les témoignages du voisin qui leur prêtait du sucre ?), égarés dans la recherche de moyens d'abattre l'Etat (bon courage) pouvaient représenter autre chose qu'eux-mêmes ?

Enfin, voilà bien la France ; d'un côté, on subventionne à foison des banquiers incompétents, dans l'indifférence générale, de l'autre on est au bord du couvre-feu parce que 10 gugusses cassent des lignes haute-tension ? Le pire, c'est qu'en prétendant attaquer l'Etat, ils le servent mieux qu'ils ne le voudraient.

PS : Hugues sur le même sujet, marrant.

La comique quête du Obama français

Oublié le politicien talentueux, à la fois orateur charismatique et homme de terrain, capable d'élargir la base du parti démocrate bien au-delà de ses territoires habituels ; vu d'ici, la seule chose qui importe chez Obama, c'est sa couleur de peau. Or, si de ce point de vue son élection constitue évidemment un tournant historique, la précipitation médiatique autour du "Obama français" (ou plutôt, de son absence, et pas qu'en France) et la gesticulation qui s'en suit (tiens, un préfet d'origine camérounaise, tout à coup) finit par enfoncer cette grande victoire dans l'anecdote.

Si Obama a gagné, c'est aussi en dépit de sa couleur, et au delà de son identité. C'est surtout le politicien le plus doué de sa génération, un type qui a réussi à mobiliser des électeurs particulièrement apathiques. S'il nous faut un Obama français, c'est de ce côté là qu'il faudra le chercher, qu'il soit blanc, noir ou métis. Et s'il faut réfléchir aux conditions de sa production, ce n'est pas utile de se lancer dans une course à la discrimination positive.

Je comprends bien la stratégie opportuniste du CRAN, ou les apparitions subites de Rama Yade, qu'on avait pourtant entièrement oublié, à la télé. Mais à quoi a servi la politique de "promotion des minorités visibles" de Sarkozy, d'ailleurs généralement réservée aux femmes, sans doute moins intimidantes ? Quelle est la légitimité de Rachida Dati aujourd'hui, sinon qu'on considère généralement que son incompétence résulte d'une promotion destinée à donner une allure moderne au gouvernement ? Et cette pauvre Rama Yade, interdite de voyage en Chine et quasiment rappelée à son statut de potiche dès qu'elle a évoqué la visite de Khadafi ?

Je suis sans doute trop dur avec elle, car leur nullité leur est d'autant moins pardonnée qu'elles sont femmes et encore novices en politique, tandis qu'on passe largement sur l'incompétence structurelle de nombreux barons locaux qui savent se fondre dans la masse des costards gris. Mais s'il nous fallait vraiment chercher un "Obama français", la première chose à faire serait de dynamiter ce système politique oligarchique, où des députés et sénateurs sont élus sans limitation de mandats, où le cumul donne la force qui permet de s'imposer aux partis, et où l'on emploie finalement une armée de parlementaires pour tenir une chambre d'enregistrement. Ouvrir le système au delà des coteries et des écoles autorisées (de l'ENA au MJS...), et l'on finira bien par trouver notre homme (ou notre femme).

Desespoir pré-congrès

Je voulais regarder de près chacune des motions, au moins parmi les plus importantes, mais je n'ai pas eu le courage d'aller au bout de la motion A (Delanoë), qui m'a semblé bien proche de la motion D (Aubry), et qui ne doit pas être bien loin de la motion E (Royal), que je n'avais pas l'intention de lire par pure animosité envers la tête de liste (animosité pas tellement rationnelle à ce stade, d'ailleurs). J'ai déjà parlé de la motion C, dont j'aime le caractère combatif (mais pas ses partisans) et dont les motions réformistes se sont pas mal rapproché. Enfin j'ai énormément de sympathie pour Utopia, mais je n'ai pas envie de revenir au troc non plus (pour les curieux, tous les liens sont sur la page Wikipedia du congrès).

Pour un grand nombre de bonnes et mauvaises raisons, avouable comme le manque de temps ou beaucoup moins comme le manque absolu de motivation, je n'ai pas foutu les pieds à la réunion de section du PS depuis au moins un an, soit la fois où j'ai raqué pour ma carte au tarif plein. A l'évidence, les gens qui militent sur la durée ont construit leur sociabilité autour du parti et des camarades, mais je n'y ai pas passé assez de temps pour pouvoir créer de lien, bien que les gens soient accueillants.

Je me tâte depuis quelques temps pour savoir si j'allais payer ma cotise et voter, et même revenir à un engagement plus conséquent, ou si je préfère laisser tomber en attendant les prochaines échéances. J'aime l'idée d'aller sur le terrain pour défendre mes idées, ou celles dont je suis le moins éloigné, mais je ne me sens pas d'être gentiment instrumentalisé pendant trois ans le temps que les rapports de force du parti se consolident. Au fond, je suis plus favorable au "parti de supporters" qu'au "parti de militants", ce qui devrait suffire à me faire excommunier du PS.

Donc je laisse tomber pour l'instant, et j'abandonne mon projet de lecture comparé des motions A/D/C, une grille de lecture façon niveau d'équipement des bagnoles qui se serait révélée utile : de série, les poncifs sur le monde qui change, en option (pack C) le blocage des loyers ou (pack A) le réalisme économique. Si quelqu'un veut s'y mettre, je suis preneur !

Une dernière chose : ne comptez pas sur moi pour en rajouter une couche sur "le PS se déchire", "rien que des ambitions personnelles c'est dégueulasse", "de toute façon la gauche est perdue", "c'est pas en donant un coup de volant à gauche qu'on va récupérer l'électorat populaire" et autres commentaires façon "horse race politics". Je laisse ça à d'autre.

Obama : Joffrin pête un cable

Bien sûr qu'il a le droit d'être content, le Joffrin, comme tout le monde hormis quelques texans grincheux. Peut importe la polémique à la con ("va-t-il vraiment changer, ou est ce finalement un agent de l'impérialisme") et le reste du papier façon résumé-discussion de Joffrin, mais quel mauvais goût :

Au contraire, les symboles se bousculent dans l’imaginaire de ce jour d’exception. L’idéal d’Abraham Lincoln, le rêve de Martin Luther King, la Nouvelle Frontière de John et Robert Kennedy : quatre espoirs interrompus, quatre prophètes du réel immolés, qui revivent, l’espace d’un moment, par la grâce de ce scrutin.

"Immolés", en effet. Quelle idée de remettre Obama dans la perspective de quatre leaders assassinés ? Faut-il qu'il se fasse descendre pour que sa légitimité soit réellement assurée, ou doit-on lire dans cet édito foireux l'angoisse numéro 2 des spécialistes de l'amérique à la française (après "les ricains vont jamais voter pour un Noir", c'est "Il va se faire assassiner") ?

Surtout qu'il n'y a aucun rapport entre ces quatre meurtres, Lincoln tué par des confédérés (et pas forcément, ou principalement, des partisans de l'esclavage), King pour un mouvement civil qui n'a rien à voir avec le parcours politique d'Obama - même s'il l'a indirectement permis, et pour les Kennedy je vois pas non plus le rapport (ils étaient démocrates ?) C'est de la grandiloquence gratuite et confuse.

C'est gagné

Les résultats ont pris du temps, mais enfin, si l'Ohio est tombé, Obama est président. Pas une surprise, mais quel soulagement. J'en connais pas mal, là bas, qui vont souffler. Bon, tout ça ne change pas instantanément le destin des victimes de l'impérialisme yankee, et ne mettra sans doute pas terme à l'oppression capitaliste. Pire, certains esprits impressionnables pourraient avoir une meilleure image de ce pays !

On n'attend plus que l'annonce officielle, et surtout les goodies : "Arizona too close to call"... Reste à connaître l'ampleur de la victoire, ainsi que le score dans les chambres, pour savoir si on peut parler de défaite ou de déroute.

Pour le reste (et de ce que j'en vois depuis une demi-heure), rien ne ressemble plus à une soirée électorale qu'une autre soirée électorale, qu'on soit en France ou aux Etats-Unis, à part les subtilités du décompte comté par comté : concours de gadgets et d'animations (les écrans-tables de MSNBC emportent la palme), résultats des bleds dont tout le monde ignorait l'existence jusqu'à ce soir, et surtout plans de coupe jouissifs du côté des QG de campagnes. Petite ambiance en Arizona...

Hors sujet : voir mourir les agences immobilières

Pendant que le fil de discussion grandit sur le billet d'à côté, et que le niveau de saturation Obamesque progresse, permettez moi de parler d'autre chose. Vous savez que j'exècre les agences immobilières, ces faux commerces qui se multiplient comme des verrues dans le centre ville et attirent les regards perdus des passants, qui soit recalculent pour la sixième fois de la semaine la valeur de leur F3 de 41 m² sur cour (charme, standing, tous commerces à proximité, écoles, léger rafraîchissement à prévoir) qui leur coûte un max tous les moins, soit bavent devant les appartements minuscules et plusieurs fois remembrés qui s'affichent à des tarifs toujours obscènes malgré les promesses réitérées de "baisse".

Quel plaisir alors que de lire ce témoignage dans les pages du Monde, article avidement lu et commenté, et qui voudrait nous mettre la larme à l'œil en racontant la déshérence progressive de l'une des 34 (!) agences immobilières de Rambouillet. Certes, il peut sembler de mauvais goût de se moquer d'une personne qui a du mal à vivre et qui n'est quasiment payée qu'à la commission dans un marché en chute libre, mais cette souffrance est le nécessaire prix à payer pour que les villes se vident, au moins partiellement, de ces agences.

Donc je me réjouis crassement et j'espère bien que cette "crise" dont a peu près tout le monde va profiter sauf les spéculateurs et les agents immobiliers, viendra nous purger des ces intermédiaires qui depuis des années, "hausse" et cartels aidant, faisant payer des prix exorbitants pour des services basiques.