A propos
radical chic

auto blogging IV

Le 28 août, aucun doute n’est permis, c’est déjà la rentrée, et les mêmes qui brodaient sur l’inévitable chassé croisé interrogent des gamins en train de chercher un cartable avec bande réfléchissante, ou n’importe quoi de neuf pour la rentrée. Dans les bureaux les climatiseurs crachent un air frelaté, lourd des miasmes accumulés pendant la pause estivale ; il fait toujours chaud, certains disent « c’est encore l’été », et techniquement ils ont raison.

L’actualité politique emmerde tout le monde, et à moins d’un nouvel attentat quelque part, les gens se détournent du journal télé ; ceux qui reprennent le travail, eux, n’échappent pas à la distribution de métro ou de 20 minutes qui, fidèles auxiliaires du système en place, tentent de faire de la rentrée un événement festif, et le moment de claquer ce qui n’a pas été englouti en billet d’avion ou location de vacances.

Je continue mes vacances, mais peut-être en ai-je marre de manger du riz. Qui suis-je pour me plaindre cela dit ?

auto blogging III

Le 21 août, on sent déjà les premiers frémissements annonciateurs de la rentrée, et d’une année qui sera sûrement en tout point identique à la précédente, en attendant 2007 ; se passera-t-il quelque chose ? La rentrée sociale sera-t-elle chaude ? Je me lasse du teasing des leaders syndicaux qui à force de trop promettre n’arrivent plus à remplir les rues – et pourtant j’ai un goût certain pour le désordre d’une journée de grève RATP, surtout s’il fait assez beau pour se balader en vélo. Vive le désordre et la perturbation du quotidien, tant que cela ne dure pas (et que cela ne tombe pas sur mon vol quand j’irais à Roissy, inch’ Allah, là c’est pas drôle).

En attendant vous avez peut-être droits aux reportages nostalgiques, les derniers estivants (et sont tout content d’avoir de la place), les départs qui se précipitent ; Bolbec se vide, ce sont les meilleurs moments.

Bientôt il va falloir maigrir avant les fêtes.

auto blogging II

Nous sommes le 15 août, au centre de la torpeur estivale, malgré les derniers chretiens qui essayent de repeupler un peu les églises de leurs lieux de vacances ; il ne se passe plus rien, Villepin n’est plus qu’un vague souvenir, Sarko a abandonné les plages après avoir lassé la presse, le chômage et les autres préoccupations sérieuses ont encore congé, et seuls les panneaux d’affichage Leclerc gâchent les derniers moments de vacances des enfants en leur promettant une rentrée à prix top.

La chaleur a envahi la France, les petits vieux sont tellement entourés et réfrigérés qu’ils espèrent que la température ne baissera pas trop vite ; leur solitude nous est pénible, il faudrait faire quelque chose ; la solitude de tous est pénible (vive meetic), et je suis à mon tour contaminé par l’idéologie petit-couple qui s’angoisse pour les gens célibataire autour de soi (de quoi je me mêle ?)

auto blogging I

Nous sommes le 7 août, et il ne se passe rien. Les juillettistes sont rentrés de vacances et découvrent le charme des bureaux vides, ou alors s’emmerdent devant la télé à essayer de comparer les vacances présidentielles à Brégançon versus le plan de comm’ de Sarkozy qui parcourt les plages à la recherche de militants UMP, suivi par une nuée de caméras complaisantes.

Hors de France il ne se passe rien non plus, sauf peut-être quelques images spectaculaires de pluie et d’inondation en Asie, les pauvres comment font-ils pour marcher dans l’eau jusqu’au genoux, les cons ils ont gardé leurs parapluies.

Quelque part en Asie je me rends compte que le voyage c’est sympa mais c’est superficiel. Qui suis-je pour me plaindre après tout, sale privilégié qui a déjà de la chance de partir si loin.

Away for good

Voilà, enfin en vacances, et enfin un vrai décrochage, ce qui ne peut pas me faire de mal ; à force de trainer sur Internet, je finissais par lire moins de bouquins qu'avant, et je me voyais devenir junkie comme un blaireau américain avachi devant sa télé (qui aujourd'hui est devant son ADSL).

En attendant je vous livre, comme la dernière fois, un petit best of, en toute modestie : des billets sur la canicule, les pipoles, la série "charme de" (1 et 2 ; à suivre), libé défendu et honni, l'anglais yaourt, le drame de Delanoà« 2012, le grand débat culturel, et (allez) ma conclusion sur le référendum (qui vaut surtout pour le lien vers le célèbre édito de July, encore meilleur quand c'est froid).

Il ya aussi des sujets plus distrayants sur les soldes et les touristes japonais, les sujets de philo du bac, la fondation Pinault perdue (d'ailleurs le premier drame national avant le non et les JO), la série des plaisirs honteux (voitures, stats, et les horreurs de droite), et un billet inintéressant sur les faux Vuitton qui m'apporte plein de trafic via Google, on se demande pourquoi.

Enfin, dans la série citations : Renaud Camus, Annie Le Brun et Jean Sur.